Vendredi 24 Janvier 2020

GBIF

La Biélorussie a rejoint le GBIF en tant que participant associé sous l’autorité du Ministère des ressources naturelles et de la protection de l’environnement du pays et de l’Académie des sciences de la Biélorussie (NASB). Son entrée étend le réseau en Europe à 21 pays membres, permettant ainsi à cette dernière de rejoindre l’Afrique en terme de région la mieux représentée dans le GBIF.

L’une des plus grandes et des plus anciennes forêts d’Europe, Bialowieza, chevauche la frontière occidentale de la Biélorussie avec la Pologne. La Stratégie et le plan d'action nationaux pour la diversité biologique 2016-2020 et le sixième rapport national soumis par la Biélorussie à la Convention sur la diversité biologique soulignent la présence d'espèces rares et menacées, dont 202 animaux et 303 plantes, la plupart se trouvant dans un vaste réseau de territoires naturels spécialement protégés couvrant 8% de la masse terrestre du pays.

"La République de la Biélorussie a reconnu l'urgence d'introduire les technologies de l'information modernes dans tous les secteurs du gouvernement et de la société", a déclaré Oleg Borodin de la NASB. «Nous attendons avec intérêt l'échange d'expertise scientifique et technique au sein du réseau GBIF et, en nous appuyant sur notre riche héritage scientifique, espérons augmenter notre capacité à intégrer la connaissance scientifique dans nos programmes et stratégies nationaux."

La Biélorussie a pris l’initiative de devenir un participant officiel du GBIF en s’engageant dans BioDATA, un projet norvégien de deux ans visant à aider les étudiants de premier cycle et de troisième cycle de l’Arménie, de la Biélorussie, du Tadjikistan, et de l’Ukraine à acquérir des compétences en gestion et en publication de données sur la biodiversité. Coordonné par l'Université d'Oslo avec le soutien du réseau GBIF, BioDATA est financé par l'Agence norvégienne pour la coopération internationale et l'amélioration de la qualité dans l'enseignement supérieur (DIKU).

De nombreuses autres connexions partagées entre la Biélorussie et le réseau GBIF offrent des possibilités supplémentaires de collaboration. La NASB héberge le nœud national de Barcode of Life dans son centre scientifique pour les ressources biologiques. Le même centre a également apporté son expertise dans l’élaboration d’une liste nationale du Global Register of Introduced and Invasive Species avec le groupe de spécialistes des espèces invasives de l’UICN. Ceci a permis à la Biélorussie de tirer parti de ces preuves pour résoudre les problèmes de biosécurité et de gestion entourant les 884 plantes et animaux exotiques répertoriées. Enfin, une participation officielle au GBIF pourrait également aider à mieux comprendre et mieux apprécier la valeur de la numérisation des centaines de milliers de spécimens contenus dans les collections d’États naturels et d’histoires naturelles de la Biélorussie.

Plus d'information (en anglais) ici

 

Petite tortue (Aglais urticae), Migdalovichy, Biélorussie, via iNaturalist Research-grade Observations. Photo 2018 schuutman CC BY-NC 4.0.

La Revue Scientifique (Science Review) 2019 a été mise en ligne sur le site www.gbif.org. Cette publication annuelle rassemble les articles scientifiques publiés en 2019 et utilisant des données sur la biodiversité découvertes via le réseau GBIF.

Vous trouverez également la Revue Scientifique sous l'onglet "Ressources > Documentation" de notre site.

Le secrétariat du GBIF a financé deux postes à mi-temps dans le réseau afin de contribuer au développement d’une "Community of Practice" autour des Living Atlases. Vicente Ruiz Jurado de l'Atlas of Living Spain agira en tant que coordinateur technique, en charge de l'assistance aux développeurs, de l'amélioration de la documentation technique et de la création d'une feuille de route commune. Marie Elise Lecoq de VertNet agira en tant que coordinatrice administrative de la communauté, supervisant la communication, explorant et documentant les modèles de gouvernance existants et créant les outils pour la formation.

Dans le cadre des activités de lancement pour la nouvelle équipe, la communauté lance deux didacticiels vidéo dans le but de permettre aux utilisateurs du monde entier de tirer pleinement parti des atlas. Les vidéos sont l'un des principaux objectifs d'un projet visant à améliorer la documentation au sein de la communauté Living Atlases, financées dans le cadre des Capacity Enhancement Support Programme (CESP) de l'année 2018. La première vidéo montre la structure globale d'un Living Atlases, comprenant la recherche, l'affinage des résultats et et le téléchargement des données sur la biodiversité, tandis que la seconde vidéo explore les composants spatiaux de l'Atlas, comme le module Régions permettant à l'utilisateur de trouver des espèces enregistrées dans une région définie. Les deux vidéos sont disponibles en anglais avec des sous-titres en français, en espagnol et en portugais.

Comment rechercher et télécharger des données de biodiversité dans un Atlas

Comment utiliser le module régional/spatial d'un Atlas

Les Living Atlases s'appuient sur une plate-forme logicielle développée à l'origine par Atlas of Living Australia (ALA), une infrastructure informatique permettant d'agréger des données sur la biodiversité provenant de sources multiples et favorisant l'accès et l'utilisation d'informations biologiques et environnementales. Depuis 2013, avec l'aide de l'ALA et du GBIF, les membres de la communauté ont organisé des sessions de formation technique et exposés lors de nombreuses réunions internationales telles que GEO BON et TDWG.

 

À la suite de ces efforts ainsi que les précédents, un nombre croissant de nœuds GBIF et d’autres organisations ont implémenté la plate-forme; 16 Atlas sont actuellement en production dans le monde et 13 autres installations sont en cours de développement. Le site Web de la communauté propose une liste complète et à jour avec les principales activités dans la communauté.

Lors du Governing Board du GBIF 2018 à Kilkenny, en Irlande, les représentants de Living Atlases ont préparé et adopté un engagement collectif visant à développer une Community of Practice de Living Atlas (CoP) avec les objectifs suivants:

- augmenter le niveau de développement partagé et les ressources

- développer une feuille de route et une vision communes pour la plateforme Living Atlas

- développer et maintenir des services de formation, de documentation et de soutien

- établir des mécanismes pour aider les pays ou institutions à adopter la plateforme Living Atlas

- développer un modèle de gouvernance acceptable pour la communauté

Les personnes intéressées par les dernières activités de la communauté peuvent en apprendre davantage grâce aux trois présentations prévues lors la conférence Biodiversity_ Next qui se tiendra à Leiden (Pays-Bas) en octobre 2019.

Challenge Ebbe-Nielsen 2019 du GBIF

Êtes-vous un champion des données ouvertes?
 
Le Challenge Ebbe Nielsen 2019 remettra jusqu'à 34 000 € de prix aux candidats les plus innovants qui exploitent les données sur la biodiversité et les outils du réseau GBIF pour faire progresser la science ouverte. (deadline de soumission des candidatures : 1er août 2019)
 
Du 23 janvier au 1er août, les individus et les équipes peuvent préparer des outils et des techniques qui améliorent l’accès, l’utilité et la qualité des données ouvertes sur la biodiversité et les soumettre à ce concours incitatif ouvert.
Plusieurs approches sont possibles pour ce challenge. Les participants peuvent choisir de développer de nouvelles applications, visualisations, méthodes, flux de travail ou analyses, en utilisant souvent (mais pas toujours) l'API GBIF pour accéder aux données. Vous pouvez également développer ou étendre les fonctionnalités des outils et fonctionnalités existants sur l’ensemble du réseau GBIF.
 
 

L'Unité Mixte de Recherche EcoFoG (Ecologie des Forêts de Guyane) a publié, dans le GBIF, le jeu de données suivant :
 

Fungi of French Guiana

5 219 occurences - Lien vers la page du jeu de données sur GBIF.org

L'ensemble de données Champignons de Guyane française: permet de recueillir des données taxonomiques, environnementales et moléculaires grâce à un plan d'échantillonnage exhaustif, stratifié et reproductible dans 126 parcelles représentatives des principaux habitats forestiers

 

Une autre institution française, l'Institut Pasteur de la Guyane, a également partagé un jeu de données sur le GBIF :

A database of Anopheles (Diptera, Culicidae): historical presence records in French Guiana and in the state of Amapá, in South America

3 917 occurences - Lien vers la page du jeu de données sur GBIF.org

La Guyane française, un territoire français, et Amapá, un État brésilien, sont situés dans une zone intertropicale d'Amérique du Sud. Ils fournissent un excellent climat à la présence de vecteurs du paludisme, et notamment du principal vecteur d'Amérique du Sud, Anopheles darlingi. Cette base de données regroupe différentes occurrences d'anophèles en Guyane française et dans l'État d'Amapá entre 1902 et 2014. Elle vise à compléter la connaissance limitée de la répartition des anophèles dans cette région, où la situation transfrontalière est un obstacle majeur à l'élimination du paludisme.

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