Jeudi 19 Juillet 2018

GBIF

Le GBIF.org a dépassé le milliard d’enregistrements d’occurrences d’espèces le 4 juillet 2018, grâce à une série de données provenant de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel, incluant cette observation d’une anémone à collerette (Metridium dianthus) près de Saint-Pierre et Miquelon, archipel français dans l’Atlantique Nord-Ouest. L’enregistrement de cet animal invertébré marin est l’un des 150 097 récoltés par BioObs (Base pour l’inventaire des observations subaquatiques), un outil scientifique citoyen qui permet aux plongeurs d’en apprendre davantage sur l’environnement marin tout en contribuant à un inventaire national des espèces sous-marines.

Cette étape symbolise une réalisation collective majeure, rendue possible grâce au travail du réseau GBIF, un partenariat diversifié de plus de 1.200 organisations publiques et privées du monde entier issues de 123 pays.

La France y contribue activement et se place en 5e position des pays fournisseurs de données au GBIF. Cela grâce au travail de l’ensemble des producteurs nationaux : 50 éditeurs français (Muséums, Instituts de recherche, Associassions, Universités…) qui partagent actuellement plus de 549 jeux de données avec l’aide apportée par l’équipe du GBIF France, intégré dans l’UMS PatriNat.  

PatriNat qui contribue aujourd’hui  à passer le cap du milliard grâce au travail de l’ensemble des naturalistes bénévoles ou professionnels qui alimentent, dans le cadre du SINP, la plateforme nationale des données de biodiversité portée par l’INPN

 

Plus d'information sur le GBIF.org (en français) sur cette page et sur les réseaux sociaux :

 

 

Frilled anemone (Metridium dianthus). Photo by B. Guichard, Agence Française pour la Biodiversité, licensed under CC BY-NC-SA 4.0

Le Zimbabwe se joint au GBIF

La nation d'Afrique australe devient le dix-huitième pays Participant d'Afrique à rejoindre la communauté GBIF

 

La République du Zimbabwe a rejoint le GBIF en tant que Participant associé, devenant le 56ème pays à rejoindre le réseau mondial. Le ministère de l'Environnement, de l'Eau et du Climat a désigné l'Université de l'Enseignement des Sciences de Bindura pour signer le Mémorandum of Understanding du GBIF au nom du Zimbabwe et représenter le pays au Conseil d'Administration.

 

L'Université de Bindura dirige un projet national dans le cadre du programme Biodiversity Information for Development (BID).

Le projet de l'université vise à cataloguer, numériser et publier des données d'occurrence d'espèces pour les produits forestiers non ligneux (NTFP pour non-timber forest products). Il fait partie des cinq projets menés par des institutions au Zimbabwe en partie via le programme BID, qui est financé par l'Union européenne.

 

"Au Zimbabwe, nous sommes ravis de rejoindre la famille du GBIF," a déclaré Abraham Matiza, chef du Bureau national de la biodiversité du Zimbabwe au ministère de l'Environnement, de l'Eau et du Climat. "Le partenariat avec le GBIF nous permettra d'atteindre les objectifs de la Convention sur la diversité biologique, les Objectifs d'Aichi pour la biodiversité et notre Plan d'action pour la stratégie nationale concernant la biodiversité. Ceci est particulièrement important pour assurer une nation avec des écosystèmes résilients et des valeurs de biodiversité pour le développement social, politique et économique visant à s'attaquer aux menaces sur la biodiversité.

En outre, en tant que ministère, nous apprécions le rôle joué par l'Union européenne à travers le GBIF pour financer des projets de mobilisation de la biodiversité avant même que le pays n'en devienne un participant, et nous espérons que nos relations continueront de croître."

 

"L'entrée du Zimbabwe dans le GBIF est un excellent exemple de l'opportunité offerte par le programme BID d'impliquer une communauté plus large en Afrique dans la mobilisation et l'utilisation des données sur la biodiversité," a déclaré Tim Hirsch, directeur adjoint du GBIF.

"Grâce aux projets financés au Zimbabwe, nous avons déjà vu le développement de l'expertise en informatique de la biodiversité au sein des institutions clés, et cela est de bon augure pour la création d'un nœud GBIF efficace dans le pays. Cela afin de coordonner les flux de données et les informations nécessaires pour la gestion et la conservation du riche patrimoine biologique du pays. "

 

Les utilisateurs de GBIF.org peuvent actuellement télécharger plus de 320 000 occurrences d'espèces au Zimbabwe provenant de 412 ensembles de données différents fournis par 31 pays. Environ la moitié des occurrences sont publiées par des institutions d'Afrique du Sud avec le jeu de données SAFRING. Celui-ci contient des historiques de baguage d'oiseaux publiés par l'Institut national de la Biodiversité d'Afrique du Sud, Institut qui a contribué à plus de 85 000 enregistrements. L'espèce avec le plus grand nombre d'occurrences enregistrées au Zimbabwe - plus de 14 000 - est le quéléa à bec rouge (Quelea quelea).

 

Plus d'informations (en anglais) ici

 

Impala (Aepyceros melampus) observé par Rémi Cardinael près de Chiredzi, Zimbabwe. Photo via iNaturalist sous licence CC BY-NC 4.0.

Huit nouveaux projets recevront un montant total de 118 000 euros par l'intermédiaire du BIFA, le Fonds d'information sur la biodiversité pour l'Asie

 

Des institutions issues de sept pays d'Asie ont commencé à travailler sur des projets visant à accroître la disponibilité des données relatives aux espèces animales et végétales de la région.

 

Les huit nouveaux projets sont financés dans le cadre du troisième cycle du programme du Fonds d'information sur la biodiversité pour l'Asie (BIFA), géré par le GBIF et financé par le ministère japonais de l'Environnement. Le montant total de la subvention de 118 000 € correspond à un cofinancement de plus de 100 000 € des institutions participantes.

 

Les projets ont été sélectionnés après un appel hautement compétitif et couvrent un large éventail de domaines cibles pour la mobilisation des données, notamment :

  • les plantes au Pakistan, à Sumatra et dans la péninsule coréenne (Nord et Sud)
  • les bryophytes au Vietnam
  • les espèces envahissantes au Népal et les Philippines
  • des mammifères au Cambodge basés sur des preuves de présence issues de pièges photographiques
  • des données d'échantillonnage de biodiversité extraites de thèses d'étudiants en Indonésie.

 

Les huit projets récompensés sont:

Titre Pays principal
Data mining of historical herbarium specimens from the Korean peninsula République de Corée
Digitizing and databasing Sumatran flora Indonésie
The Biodiversity Theses Database Indonésie
Mobilizing occurrence data of alien and endemic plant species of Nepal Népal
Alien reptiles and amphibians of the Philippines Philippines
Data mobilization of Vietnamese herbarium Cryptogam collections Viet-Nam
Mobilizing a country-wide, long-term camera trap data set in Cambodia Cambodge
Georeferencing and mobilization of plant occurrence data from Pakistan Pakistan

 

Pour le lancement des activités du projet, les partenaires du projet ont participé à un atelier de renforcement des capacités à Pékin visant à doter les équipes de projets des compétences nécessaires pour mobiliser des données sur la biodiversité en vue d'un accès ouvert à travers le GBIF.

 

Les détails complets des projets attribués sont disponibles sur les pages respectives de chaque projet. Depuis son lancement en 2015, le programme BIFA a fourni un financement de plus de 248 000 € à 15 projets couvrant 11 pays et zones de la région.

 

Plus d'information (en anglais) ici

 

Gentiana depressa, recueilli par John Stainton au Népal. Photo via le Jardin Botanique Royal d'Édimbourg sous licence CC BY-NC 3.0.

Le candidat retenu succédera à Donald Hobern, l'actuel secrétaire exécutif, qui quittera ses fonctions en février 2019 après sept ans à ce poste.

Le poste implique les responsabilités suivants :
 

  • diriger le secrétariat international du GBIF basé à Copenhague qui compte environ 25 membres du personnel.
  • être responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre des plans stratégiques du GBIF, de l'exploitation de l'infrastructure, du service aux utilisateurs et du renforcement des partenariats
  • le Secrétaire Exécutif dépend du président du Conseil d'Administration et doit assumer la responsabilité générale de la stabilité financière de l'organisation et du fonctionnement du réseau [GBIF].

 

La date limite de réception des candidatures est le 24 juillet 2018 à 23h59 CEST (GMT +2).

 

Télécharger la description complète du poste

 

La news originelle (en anglais) est disponible ici

 

Torcol fourmilier (Jynx torquilla), Fælledparken, Copenhague. Photo par Donald Hobern via les observations de qualité de recherche iNaturalist, sous licence CC BY 4.0

 

Le plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud, a rejoint le GBIF en tant que participant associé. Grâce à la signature du Memorandum of Understanding par le ministère de l'Environnement et des Forêts représenté par le sous-secrétaire à l'environnement M. Joseph Africano Bartel, le Soudan du Sud devient le 17ème pays d'Afrique et 55ème pays à entrer dans le réseau GBIF en tant que membre national.

 

L'entrée du Soudan du Sud dans le GBIF est liée à sa participation au programme Biodiversity Information for Development (BID) financé par l'UE et géré par le GBIF. Ce programme est axé sur une meilleure mise à disposition de l'information sur la biodiversité. Il a été lancé en priorité  en Afrique subsaharienne, les Caraïbes et le Pacifique. Cela comprend le financement d'un projet visant à créer un mécanisme permettant de mobiliser des données sur la biodiversité des écosystèmes du Sud-Soudan grâce au développement du Système national de bases de données sur la biodiversité (NBDS).

 

Le directeur adjoint de la Biodiversité au ministère sud-soudanais de l'Environnement et des Forêts, et chef du projet national BID, Paul Demetry, commente:

«La participation au GBIF aidera le Soudan du Sud à respecter ses engagements envers la Convention sur la diversité biologique (CBD), à atteindre les objectifs d'Aichi et à faciliter la mise à jour régulière et l'a rédaction de rapports sur la stratégie et l'action nationales en matière de biodiversité.

 

"L'entrée du Sud-Soudan dans le GBIF coïncide avec les efforts nationaux de mobilisation de données soutenus par l'Union européenne à travers le Programme de gestion de la biodiversité (BMP) de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Combinées, les deux initiatives contribueront à la mise en place d'un processus décisionnel solide dans la gestion et la conservation des ressources biologiques au Soudan du Sud et dans sa région."

 

Tim Hirsch, directeur adjoint et chef de la participation du Secrétariat du GBIF, a ajouté: " C'est formidable de voir un nouveau pays africain accorder une telle priorité à l'importance de l'information sur la biodiversité dans son développement national et nous souhaitons la bienvenu au Soudan du Sud dans notre communauté collaborative ".

GBIF.org donne accès à 58 jeux de données contenant un peu moins de 7.000 enregistrements d'occurrences marqués du code de pays ISO SS, attribué au Soudan du Sud en 2011. Un tiers d'entre eux provient du jeu de données Mammal Collection du Field Museum of Natural History de Chicago.

 

Parmi les autres sources de données sur la biodiversité sud-soudanaise, citons le Cornell Lab of Ornithology (Ensemble d'observations eBird), le Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution et le Musée de zoologie comparée de l'Université Harvard. Des contributions supplémentaires de la Wildlife Conservation Society (WCS), de l'Université de Juba, des Herbiers Est Africains des Musées Nationaux du Kenya (NMK), du Ministère de la Conservation de la Nature et du Tourisme et du Ministère de l'Environnement et des Forêts sont attendues.

 

Lien vers la news originel (en anglais) : ici

Dessin d'une banane abyssinienne (Ensete ventricosum) au Soudan du Sud à partir de la collection de dessins botaniques de Georg Schweinfurth au Jardin Botanique et au Musée Botanique de Berlin-Dahlem. Image sous licence CC-BY-SA 3.0.

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