Vendredi 14 Décembre 2018

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Les gagnantes des Young Researchers Awards 2018 décernés par le GBIF ont été dévoilées : il s'agit de Kate Ingenloff, doctorante à l'Institut de la biodiversité de l'Université du Kansas et de Raquel Gaião Silva, masteure en biodiversité marine à l'Université de Algarve, 1ère personne du Portugal a recevoir ce prix.

Les recherches de Kate Ingenloff combinent des enregistrements d'occurrences du réseau GBIF avec des données environnementales et comportementales spécifiques au temps. Ceci afin d'améliorer l'exactitude biologique et prédictive des modèles pour les espèces migratrices et autres espèces hautement mobiles utilisées dans la recherche, la conservation et les politiques.

Les recherches de Raquel Gaião Silva visent à utiliser les enregistrements d'occurrences du réseau GBIF et d'autres sources pour déterminer si et comment l'augmentation de la température des océans pourrait modifier la distribution des macroalgues le long des côtes atlantiques de l'Espagne et du Portugal.

Plus d'informations sur les travaux de Kate Ingenloff et Raquel Gaião Silva sont disponibles en ligne (en anglais).

 

Kate Ingenloff et Raquel Gaião Silva © Photos provenant du site GBIF.org

Le Viet Nam rejoint le GBIF

Le Viet Nam a rejoint le GBIF en tant que participant associé, ce qui porte à 57 le nombre total de pays participant au GBIF.

La signature du protocole d'entente du GBIF par le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement (MONRE) marque la conclusion de plusieurs années d'engagement fructueux avec l'Agence vietnamienne pour la conservation de la nature et de la biodiversité (BCA) concernant la participation au GBIF. En 2016, la BCA a collaboré avec le nœud GBIF japonais dans un projet financé par le Fonds d’information sur la biodiversité pour l’Asie (BIFA) géré par le GBIF pour développer le système de base de données vietnamienne et créer une feuille de route pour la participation au GBIF.

La BCA a également accueilli la réunion régionale asiatique du GBIF de 2017 à Hanoï, démontrant ainsi l'impliquation du pays envers l’engagement et la collaboration du GBIF dans la région.

Tim Hirsch, directeur adjoint et responsable de la participation et de l’engagement du GBIF, a déclaré: «L’entrée officielle du Viet Nam dans le GBIF est la bienvenue. L’amélioration de notre participation en Asie est une priorité majeure et nous espérons que cette mesure encouragera d’autres pays de la région à s’impliquer. »

Dr. Hoang Thi Thanh Nhan, directeur adjoint de la BCA et chef de la délégation du Viet Nam, a déclaré: «Nous sommes ravis de rejoindre l’effort mondial sur l’information sur la biodiversité en tant que membre du GBIF, qui soutient de manière significative la conservation de la biodiversité dans le monde. Le Viet Nam est disposé à coopérer avec tout partenaires pour promouvoir le développement du GBIF. »

En tant que l’un des pays les plus diversifiés sur le plan biologique, le Viet Nam abrite 10% des espèces de mammifères, d’oiseaux et de poissons du monde et 40% des plantes locales ne se trouvent nulle part ailleurs. Selon les évaluations de la Liste rouge de l'UICN, plus de 100 espèces présentes au Viet Nam sont gravement menacées, dont 14 espèces de Camellia qui sont endémiques.

Les utilisateurs de GBIF.org peuvent actuellement accéder à environ 350 000 occurrences d'espèces au Viet Nam provenant de 209 fournisseurs basés dans 33 pays différents.

Les principaux contributeurs aux données sur la biodiversité vietnamienne sont :

- le jeu de données d'observation eBird du Cornell Lab of Ornithology,

- le Muséum national d’histoire naturelle, Paris

- le Missouri Botanical Garden.

 

A eux trois, ils combinent 50% des occurrences d'espèces situés au Viet Nam

 

Avec l’entrée du pays dans le réseau GBIF, ces enregistrements seront complétés par la mobilisation de données provenant des collectes et des activités de suivi au Viet Nam. Des chercheurs associés à des institutions vietnamiennes ont publié cinq articles de revues scientifique citant une utilisation substantielle de données issues par le GBIF.

Plus d’information (en anglais) ici

 

Douc langur à queue rouge (Pygathrix nemaeus) par vanbang via iNaturalist. Photo sous licence CC BY-NC 4.0.

La République centrafricaine (RCA) est devenu le 11ème participant votant en Afrique et le 41ème pays à revendiquer ses droits et privilèges en tant que membre du conseil d'administration du GBIF.

 

Le nœud national responsable de la coordination des activités dans le pays, GBIF Centrafrique, est basé au Département Botanique du CERPHAMETA (Center for Studies and Research in Traditional Pharmacology in Africa ; ou bien en français : Centre d'Etudes et de Recherches sur la Pharmacologie et la Médecine Traditionnelle Africaine) à l'Université de Bangui, capitale du pays.

 

Les utilisateurs de GBIF.org peuvent actuellement accéder à plus de 63 000 enregistrements relatifs à plus de 5 500 espèces collectées ou observées en RCA, publiées par des institutions d'autres pays. Les éditeurs de données qui fournissent actuellement la plupart des données relatives à la RCA sont le Muséum national d'Histoire naturelle à Paris, le Missouri Botanical Garden, Naturalis Biodiversity Center des Pays-Bas, et le Musée sud-africain Iziko au Cap.

 

Plus d'informations sur l'entrée de la République centrafricaine dans le GBIF ici (en anglais)

 

 

Huitième pays le plus vaste d'Afrique, la république francophone du Mali se joint au GBIF en tant que participant associé et devient le 16ème pays africain du réseau GBIF. Les activités des nœuds nationaux seront dirigées par le GBIF Mali, situé à la Direction Nationale des Eaux et Forêts (DNEF) au Ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement Durable dans la capitale malienne de Bamako.

Actuellement, les utilisateurs de GBIF.org peuvent accéder à environ 70 000 occurrences d'espèces au Mali publiées par 26 pays. Près de 30 pour cent de ces occurrences proviennent d'un projet de suivi des éperviers des marais occidentaux publiés par l'Institut de recherche belge pour la nature et la forêt (INBO). D'autres fournisseurs de données au Mali incluent le Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT) de Colombie responsable d'une base de données familiale mondiale, le Muséum d'Histoire naturelle de Paris et l'organisation allemande Senckenberg qui publie un guide photographique pour les plantes africaines.

La décision de devenir un participant GBIF a été liée à la participation du Mali à un projet régional en cours dans le cadre du programme BID (Biodiversity Information for Development) financé par l'UE, formant une collaboration pour renforcer les capacités et mobiliser des données sur la biodiversité dans huit pays africains francophones.

 

Pour plus d'information sur l'entrée du Mali dans le GBIF, lisez l'article original (en anglais)

 

Éléphants forestiers (Loxodonta cyclotis) dans la réserve de Dzanga Sangha, République centrafricaine. Photo de Peter Prokosch via GRID Arendal, sous licence CC BY-NC-SA 2.0.

Spécimens préservés de Gobiocichla wonderi subsp. kanazawa ciclids de la River Niger à côté de Markala, Mali. Photo de L. Randrihasipara du Museum d'Hitoire Naturelle, Paris. Photo sous licence CC BY 4.0.

Suite au lancement du nouveau portail, le GBIF se concentre actuellement sur la mise en œuvre d'une gamme d'approches pour identifier les lacunes ou les domaines d'ignorance au sein des données accessibles via le GBIF, y compris des lacunes dans les couvertures taxonomique, spatiale et temporelle. Ces problèmes ont été soulignés lors du défi Ebbe Nielsen de l'année dernière et dans la littérature scientifique, et notamment dans le nouvel article paru dans Scientific Reports (voir Article utilisant les données du GBIF dans la revue Nature) de Julien Troudet et de ses collègues.

Les priorités de mobilisation du contenu GBIF 2017 listent trois appels principaux à l'action :

    - Aborder les grandes lacunes géospatiales : appeler à la mobilisation urgente de données de biodiversité compatibles avec le GBIF provenant des pays qui ont actuellement une moyenne de moins d'un enregistrement par kilomètre carré

    - Mobiliser les données d'échantillonnage : appeler à une utilisation plus large des données disponibles via le réseau GBIF par les agences et les organisations effectuant des enquêtes de terrain ou qui gèrent ce genre de données à des fins de publication

    - Numériser les collections d'histoire naturelle : appeler à des investissements supplémentaires pour libérer les données de toutes les collections d'histoire naturelle du monde

Le GBIF encourage vivement toutes les parties prenantes concernées à envisager des occasions pour mobiliser des données qui répondent à ces priorités et nous encourageons les organismes de financement à financer des activités qui apporteront de nouvelles données dans ces domaines.

 

Lire l'article sur le site du GBIF (en anglais) : Prioritizing content mobilization in the GBIF network

 

Une colonie de fourmis tisserines (Oecophylla smaragdina). Photo par budak sous licence CC BY-NC 4.0.

IDigBio, qui coordonne des projets de numérisation de collections d'histoire naturelle aux États-Unis grâce au financement de la National Science Foundation, est devenu le dernier participant non-pays du réseau GBIF.

Officiellement connu sous le nom de "Integrated Digitized Biocollections" et basé au Muséum d'Histoire Naturelle de Floride, iDigBio est le résultat d'une collaboration entre l'Université de Floride et l'Université d'Etat de la Floride et sert de ressource centrale au programme "Advancing Digitization of Biodiversity Collections". Les efforts de iDigBio permettent de rendre les données sur les spécimens biologiques et paléontologiques des collections de recherche américaines accessibles en ligne de façon libre et gratuite, améliorant ainsi la recherche et la sensibilisation auprès des scientifiques, des chercheurs, des étudiants, des éducateurs et des autres communautés utilisatrices de données pour le bénéfice de tous les secteurs de la société.

«L'approfondissement de nos relations avec le GBIF augmentera considérablement la portée et la documentation des données sur la biodiversité», a déclaré Larry Page, directeur d'iDigBio. «Nous espérons que l'adhésion au GBIF en tant que participant entraînera une progression dans la recherche environnementale et dans la prise de décisions liées à la perte d'habitat, au changement climatique et aux autres facteurs ayant une incidence sur la biodiversité».

En plus de promouvoir l'utilisation des données de collection par la communauté scientifique et les décisionnaires, iDigBio développe et partage également des normes de numérisation, des flux de travail et des bonnes pratiques. Ces efforts s'appuient sur les propres réseaux de collections thématiques d'iDigBio pour connecter les institutions américaines, afin de numériser les spécimens et d'intégrer les ressources de biocollections et leurs outils, et de soutenir une participation croissante des partenaires de collections dans le monde entier. La série en cours de webinars Darwin Core Hour, par exemple, fournit aux détenteurs de données des compétences pratiques et des approches pour rendre les données sur la biodiversité plus accessibles, interopérables et réutilisables dans de nombreux domaines de recherche.

"IDigBio est important pour le réseau GBIF, pas seulement comme agrégateur national pour la numérisation des collections d'histoire naturelle, mais aussi comme partenaire clé partageant ses ressources de connaissances à l'international", a déclaré Donald Hobern, Directeur du Secrétariat du GBIF. «L'accent mis sur le développement de la formation et des normes contribue énormément à l'établissement des données intégrées et interconnectées nécessaires à la création d'une collection virtuelle d'histoire naturelle pour le XXIe siècle».

 

Plus d'informations ici (en anglais)

Détail du spécimen d'indigo sauvage pineland (Baptisia lecontei) de l'Herbier de l'Université de la Floride du Sud, numérisé et hébergé par iDigBio.

 

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