Mardi 04 Août 2020

communauté

Le GBIF a publié deux documents techniques pour un examen ouvert par les pairs par ses communautés de pratique:

    Guía de Uso Básico de OpenRefine para la limpieza de datos sobre biodiversidad, par Paula Zermoglio et John Wieczorek
    Current Best Practices for Generalizing Sensitive Species Occurrence Data, par Arthur Chapman

Cette publication double marque une étape importante pour les efforts entamés l'année dernière. Ayant longtemps soutenu ou produit de la documentation technique par intermittence, le GBIF s'est engagé dans son programme de travail 2019 à coordonner une approche plus cohérente et dynamique qui charge des experts en la matière de préparer des documents d'orientation clés et d'engager les communautés de pratique du GBIF sous la supervision d'un comité de rédaction.

Les deux premiers documents - nommé familièrement, «le guide OpenRefine» et «les meilleures pratiques pour les espèces sensibles» - sont maintenant ouverts à une revue par les pair jusqu'au mercredi 5 août 2020. Les membres de la communauté intéressés à participer en tant que pairs examinateurs peuvent consulter l'aperçu du programme numérique de documentation. Ils peuvent ensuite obtenir des instructions et des attentes spécifiques pour proposer leurs suggestions et améliorations.

En résumé, pour prêter votre voix et participer en tant qu'évaluateur - sur l'une, les deux et / ou les périodes de consultation suivantes - ils est demandé aux membres de la communauté de :

Les systèmes et les processus utilisés dans le programme de documentation numérique du GBIF sont censés être aussi transparents, ouverts et auto-régulés que possible. Le texte et les autres contenus conservés dans les dépot GitHub ouverts sont publiés aux formats HTML et PDF à l'aide d'une chaîne d'outils de publication open-source appelée AsciiDoctor. La prise en charge des traductions est géré via CrowdIn, qui fournit une licence non commerciale gratuite qui soutient résolument les efforts de la communauté dynamique de traducteurs bénévoles du GBIF.

Nous encourageons les personnes intéressées à participer aux processus d'examen par les pairs actuel ou futurs à s'inscrire à la liste de diffusion de documentation numérique.

Les questions, commentaires et suggestions concernant ce processus d'examen communautaire par paires ou le programme de documentation numérique peuvent être adressés à communication@gbif.org.

Plus d'information ici

 

Fourmilier géant (Myrmecophagia tridactylis, classé comme vulnérable sur la Liste rouge des espèces de l'UICN, Minas Gerais, Brésil. Photo 2017 Cameron Rutt via iNaturalist Research-grade Observations, sous licence CC BY-NC 4.0.

L’audit le plus complet des activités du GBIF depuis plus d’une décennie propose une série de recommandations qui visent à construire sur les résultats acquis tout en répondant à un certain nombre de défis afin d’assurer l’avenir du réseau.

Le Conseil d’Administration du GBIF a confié cet audit indépendant au Comité des Données du Conseil International de la Science (CODATA), 20 ans après la recommandation par un groupe de travail de l’OCDE, en 1999, de créer un système mondial d’information sur la biodiversité.

Le rapport publié par CODATA, Twenty-Year Review of GBIF, résulte d’une année de recherche, appuyée sur des entretiens avec plus de 100 experts dans le monde sélectionnés dans une diversité de secteurs du réseau GBIF et, plus largement, de la communauté traitant de l’information sur la biodiversité.

 

Dans son résumé des conclusions, l’audit définit le GBIF comme «le point d'accès le plus complet, ouvertement disponible, indépendant des applications (le plus impartial), facile à utiliser et moderne, aux données numériques connues sur la présence d'espèces».

«Par conséquent, en tant que plate-forme distribuée mondiale, le GBIF est largement considéré comme un succès majeur et une grande amélioration par rapport à d’autres solutions alternatives», conclut le rapport. "Cela se réfère, de manière équivalente, aux données qu'il fournit et aux activités de renforcement des capacités".

 

Le rapport cite les principes fondamentaux de fonctionnement du GBIF en tant qu’organisation distribuée ayant une structure de financement fiable comme facteurs contribuant à son succès jusqu’à maintenant.

Cependant, l’audit identifie les principaux défis auxquels le GBIF est confronté et suggère que procéder comme avant peut ne pas être la bonne option pour assurer la continuité du succès du réseau. Les défis sont regroupés en quatre grands domaines:

  •     Données et technologies, notamment l'adéquation à l’usage, la transparence et l'exhaustivité des données, ainsi que la prise en compte de la quantité et de l'importance croissantes des sources de données non traditionnelles sur la biodiversité telles que la télédétection, l'analyse génomique, d'autres observations automatisées et les contributions citoyennes
  •     Organisation et communauté du GBIF, dont le manque de participation dans certaines régions du monde, en particulier l'Asie, et le fonctionnement du réseau de nœuds nationaux et thématiques
  •     Le domaine du financement, notant les défis de maintenir des fonds suffisants pour couvrir à la fois les activités fondamentales du GBIF et le personnel des nœuds nationaux
  •     Gestion des attentes, abordant le risque que les parties prenantes aient des attentes irréalistes quant à ce que le GBIF est en mesure de réaliser, compte tenu du niveau de ressources et d'efforts requis.

L’audit fait 27 recommandations distinctes visant à relever ces défis, réparties en trois groupes : générales, à court terme et à long terme. Ces recommandations sont énumérées dans le résumé de l’audit.

 

Le comité exécutif du GBIF a convenu d'une procédure pour mettre en œuvre les recommandations de l’audit en consultation avec la communauté, à travers le programme de travail annuel, les réunions régionales et des discussions à venir sur le prochain plan stratégique du GBIF, prévu pour la période 2023-2027.

Dans un message addresé au Conseil d’Administration, la présidente du GBIF, Tanya Abrahamse, a salué l’audit, remerciant l'équipe CODATA pour l’effort réalisé qui aidera le GBIF à tracer la voie à suivre. «En général, CODATA est très positif sur la manière dont le GBIF a su évoluer dans un paysage complexe au fil du temps, est devenu la source incontournable de données sur la biodiversité et représente un bon rapport sur investissement pour nos financeurs. Ce succès devrait tous nous réjouir», a écrit Abrahamse. «CODATA souligne également les défis majeurs et les grandes opportunités que nous devons saisir en tant que communauté au cours de la prochaine décennie, si nous voulons répondre à la demande d'information sur la biodiversité et maintenir notre pertinence en tant qu'infrastructure mondiale.»

 

Le secrétaire exécutif du GBIF, Joe Miller, a ajouté que les défis et opportunités mis en évidence dans l’audit ont été mis en relief par la pandémie actuelle de COVID-19. «Plus que jamais, le GBIF doit démontrer sa pertinence grâce à une proposition de valeur solide», a déclaré Miller. «Nous sommes en mesure de montrer que les données mobilisées par le GBIF sur les vecteurs et les hôtes des maladies zoonotiques jouent un rôle essentiel dans le soutien de la recherche sur les risques pour la santé humaine. L’audit CODATA nous met au défi de devenir de meilleurs défenseurs de notre infrastructure de données et de sa contribution à la prise de décision fondée sur des preuves.»

 

Le lien vers l'article en anglais ici

Du 24 au 27 juillet 2018, un groupe de plus de 100 parties prenantes sont invitées à se réunir à Copenhague pour discuter d'un mécanisme de coordination internationale pour l'informatique de la biodiversité.

 

Une tâche sera d'explorer comment un tel mécanisme de coordination pourrait fonctionner. Son potentiel concernant l'accélération de la fourniture d'infrastructures de données, de biodiversité mondiale, liées et ouvertes, au profit de la science et de la société, sera également étudié.

 

Les participants de la deuxième conférence mondiale sur l'informatique de la biodiversité (GBIC2 en anglais), vont étudier les obstacles à la gouvernance, la confiance, aux facteurs techniques et sociologiques et au financement durable d'un tel mécanisme.

 

La première conférence du GBIC a eu lieu à Copenhague, au Danemark, en juillet 2012 et a conduit à la publication du Global Biodiversity Informatics Outlook, ou GBIO. Il présentait une vision des principaux domaines dans lesquels l'informatique de la biodiversité devait progresser.

 

La vision de GBIO reste toujours aussi pertinente aujourd'hui, étant donné que la communauté scientifique continue de faire face à l'ampleur de :

  • la tâche de décrire la diversité de la vie ;
  • documenter la complexité de ses fonctions ;
  • améliorer la planification des ressources naturelles à toutes les échelles.

Tout cela dans l'objectif de réaliser les objectifs de développement durable.

 

La connaissance et la compréhension de la biodiversité peuvent et doivent être organisées en tant que ressources numériques liées, ouvertes, accessibles et résilientes qui répondent à tous ces besoins.

 

Dans les années qui ont suivi le premier événement GBIC, alors que la communauté mondiale a fait des progrès significatifs dans certains domaines, les progrès restent inégaux. De nombreux facteurs y contribuent : culturels, sociologiques et techniques, mais l'un des principaux problèmes est la nature du financement de l'activité concernée. Les chercheurs et les praticiens font progresser l'informatique de la biodiversité principalement à travers des projets de petite et moyenne envergure, initiés en réponse aux intérêts et aux priorités locales. Une situation qui entraîne une prolifération de normes, d'outils et de processus qui ne se combinent pas pour former un tout interopérable.

 

Pour garder ses discussions initiales sur des questions pratiques, GBIC2 se concentrera sur des sessions parallèles qui explorent quatre domaines de composants du GBIO. Il se concentrera également sur les défis qui apparaîtront dans l'élaboration des priorités et sur une feuille de route pluriannuelle pour chacun :

 

Des efforts récents ont identifié à plusieurs reprises la nécessité pour les acteurs de l'informatique de la biodiversité de collaborer à l'échelle mondiale, cela afin d'identifier les priorités communes et coordonner la mise en œuvre de ces priorités.

 

    Il y a un besoin évident d'un mécanisme ouvert et fiable qui permette à la communauté internationale de développer une vision partagée pour chacun des domaines de la GBIO, et de se mettre d'accord sur les principaux éléments et composants qui doivent être priorisés pour réaliser ces visions.

 

Une fois ces priorités convenues, une coordination continue pourrait permettre à la communauté de soutenir les efforts des agences et des institutions de différents pays pour obtenir des financements et mettre en œuvre ces composantes.

 

Bien que la participation soit nécessairement limitée et que les discussions se déroulent entièrement en anglais, GBIC2 n'est que la première étape d'un processus de consultation plus large. Après l'atelier, les recommandations et les résultats de ses discussions seront traduits en plusieurs langues et largement partagés. Après quoi, toutes les parties prenantes intéressées par l'avenir de l'informatique de la biodiversité seront encouragées à critiquer et à améliorer les propositions.

 

Page originale (en anglais) ici

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