Mercredi 14 Avril 2021

biodiversité

Début décembre 2020, la France a dépassé le seuil des 100 millions de données primaires sur la biodiversité, partagées et en accès libre dans le réseau GBIF.
Voir la carte des données publiées par la France

 

Ce bel exemple de science ouverte est rendu possible grâce aux données remontées par 59 éditeurs de données nationaux, réparties dans plus de 2500 jeux de données provenant de sources diverses : collections naturalistes, observations et suivi de la biodiversité récoltées dans le cadre du SINP ou des programmes de sciences participatives, bases de données universitaires et de recherche ou expéditions scientifiques.

Ces données concernent aussi bien les territoires français (83,6% des données partagées par les producteurs français) que les pays étrangers (16,4% des données) et contribuent ainsi à l'amélioration des connaissances sur ces territoires.

 

Une grande diversité des acteurs est observé chez les contributeurs nationaux : on retrouve les principales plateformes nationales d’agrégation, des muséums, des instituts de recherche et des université, des sociétés savantes ou encore des programmes de science participative à destination du grand public.

Toutes ces données sont librement accessibles et contribuent à la production de nouvelles études scientifiques ainsi qu’à l’appui aux politiques publiques.
Voir la liste de provenance des données

 

Le GBIF France, en association avec l’UMS PatriNat dans laquelle il est intégré, remercie tous les producteurs et éditeurs de données français ayant contribué au GBIF et reste disponible à l'adresse gbif@gbif.fr pour accompagner la mise en ligne ou l'utilisation des données accessibles dans le réseau GBIF !

La perte de biodiversité, le changement climatique et d'autres problèmes environnementaux à l'échelle mondiale ont rendu d'autant plus important de faire le point sur le vivant, car ce n'est qu'en arrivant à une meilleure compréhension de la planète que nous pouvons réussir à la protéger.

 

 

L'initiative Data4Nature encourage les acteurs du développement et leur contreparties à capitaliser les données de biodiversité recueilles dans le cadre des études d'impacts des projets qu'ils soutiennent. Ces projets sont l'origine d'une production considérable de datas, dont l'usage rest généralement restreint au cadre du projet.

 

En moyenne, chaque éxpertise écologique réalisée en amont d'un projet de développement avant un projet de développement produit entre 500 et 1 000 enregistrements d'occurrence d'espèces. Une estimation récente suggère que la Banque mondiale, l'Agence française de développement (AFD), le groupe KfW et les banques européennes, asiatiques et africaines de développement collectent jusqu'à 300 000 enregistrements d'occurrence d'éspèces chaque année. Ces informations représentent une part importante des données de biodiversité collectées dans le monde, notamment pour les pays du Sud.

Le GBIF - le Global Biodiversity Information Facility – repertoire les données de biodiversité de ses partenaires et fournit à tous et partout un accés libre et ouvert aux données sur toutes les formes de vie sur Terre. En participant à Data4Nature, les acteurs du développement et leurs contreparties peuvent utiliser cette plateforme complète et ce réseau international pour partager des données sur la biodiversité collectées dans le monde entier pour tous les groupes biologiques.

Envie de vous impliquer ?
Contact : private-sector@gbif.org

 

 

 

 

Une opportunité pour réduire le déficit de données dans les pays en développement

Les données générées grâce aux financements des banques de développement sont très intéressantes. D’une part, les pays en développement où interviennent prioritairement les banques de développement abritent de nombreux « hot spots » de la biodiversité mondiale. D’autre part, la disponsibilité des datas reste inégale, et certain pays d'Asie et d'Afrique un déficit d'information important.

Une très grande partie des données brutes de biodiversité collectées et publiées à travers le monde concerne le groupe des Oiseaux. Elles représentent plus de 91% de toutes les données d’occurrence. Cette proportion grimpe à plus de 98% si l’on ne s’intéresse qu’aux pays du Sud.

A l’inverse, des extrapolations réalisées à partir d’un échantillon d’études de l’AFD montre que les observations d’oiseaux représentent à peine 20% des données brutes de biodiversité générées grâce aux financements des banques de développement. Les inventaires réalisés dans le cadre des études d’impact environnemental concernent autant la flore, que les insectes, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux ou encore les mammifères.

Compte tenu de ces tendances opposées, les banques publiques de développement pourraient jouer un rôle capital dans l’acquisition de connaissance sur la distribution des espèces animales et végétales sauvages dans les pays en développement.

 

L’analyse des études financées par l’AFD montre, par exemple, que ces études auraient permis de publier sur le GBIF en 2018 jusqu’à 56% des observations d’amphibiens, 35% des observations de sauterelles et criquets, 30% des observations de reptiles ou encore 25% des observations de mammifères pour l’ensemble des pays d’intervention de l’agence.

Une analyse croisée avec du nombre de données publiées par pays sur GBIF.org une analyse croisée a révélé que les projets financés par l’AFD peut produire entre 20 000 et 40 000 datas annuellement, hors données Oiseaux. Cela représente jusqu'à 40% des data asiatiques et 15% des informations colllectées à l'échelle de l'Afrique pour la periode 2015-2019.

 

Une démarche peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre

Le travail supplémentaire induit par la publication des données consiste principalement en une mise en forme des données.

La quantité de travail supplémentaire et le surcoût induit par la mise en forme des données et leur publication sur GBIF.org ont été évalués dans le cadre de l’étude réalisée par l’AFD. Ils impliqueraient un surcoût modéré des prestations des bureaux d’études. Ce surcoût est évalué à 3 300 euros par étude d’impact environnementale en moyenne, ce qui correspond à moins de 0,7% du coût des études en moyenne.

Pour la banque de développement, les tâches à réaliser se limitent à l’intégration d’une nouvelle clause dans les contrats de financement, au contrôle de la publication des données brutes de biodiversité et à la formation et sensibilisation des personnels concernés (le GBIF met à disposition des supports de formation et peut fournir une assistance).

 

Apprendre plus

Si vous êtes impliqué dans un acteur du développement - une institution financière, un développeur de projet, un cabinet de conseil ou un autre groupe - et souhaitez en savoir plus sur la manière de vous impliquer dans Data4Nature, veuillez nous contacter private-sector@gbif.org

 

Ressources

 

Lire l'article original

A l'initiative de la plateforme Ideas for Development (iD4D) de l'Agence Française pour le Développement, une tribune a été rédigée par l'AFD, Biotope et le GBIF afin d'inciter à un meilleur partage des données de biodiversité et de mettre en lumière le rôle joué par les banques de développement.

 

La première partie de cette tribune, accessible ici, met en avant l'importance cruciale du partage des données de biodiversité pour améliorer les connaissances et les politiques publiques ; il reste notamment des lacunes importantes à combler dans la zone intertropicale, qui détiennent pourtant la plus grande part de la biodiversité mondiale.

 

La seconde partie de la tribune se focalise sur le rôle joué par les banques de développement dans la production de données de biodiversité, principalement dans les pays en voie de développement localisés dans cette même zone intertropicale. Encore trop peu mises en valeur et exploitées, ces données constituent pourtant une source importante d'informations sur les espèces de ces pays ; leur mise en ligne sur le GBIF permettrait d'accroître de façon considérables les connaissances sur la biodiversité des pays en voie de développement et de combler en partie les lacunes existantes.

 

Pour plus d'informations sur le partage des données issues du secteur privé, consultez la vidéo de présentation réalisée dans le cadre du projet GBIF OpenPSD: Promoting publication and use of private-sector data on biodiversity.

 

(Photo: Luis ROBAYO / AFP)

Le Secrétariat du GBIF recherche des candidatures pour effectuer une analyse des contributions attendues des données primaires sur la biodiversité au Cadre mondial pour la biodiversité post 2020.

 

Ce travail impliquera de travailler avec le Secrétariat pour :

  • Développer, affiner et convenir de la méthodologie optimale et des questions de recherche pour l'analyse
  • Analyser le projet de cadre, ses cibles et indicateurs potentiels, et identifier les dépendances directes et indirectes probables des données primaires sur la biodiversité qui les sous-tendent
  • Convoquer un atelier des parties prenantes pour obtenir une vision partagée pour le GBIF et les partenaires concernés sur la meilleure façon de répondre aux besoins du cadre en données primaires sur la biodiversité

 

Dans le cadre de ce travail, nous définissons les «données primaires sur la biodiversité» comme des textes numériques ou des objets multimédias détaillant des faits sur la présence d'organismes dans l'espace et le temps.

 

Lieu : Il est prévu que les travaux soient effectués au domicile du candidat sélectionné.

Frais : Le contrat est payé par 30 000 € d'honoraires du Secrétariat du GBIF en trois tranches. Des fonds supplémentaires ont été alloués pour les frais d’atelier.

 

Les candidatures doivent être en anglais et inclure :

  • Un résumé de l'approche que vous adopterez pour le travail, y compris un aperçu potentiel pour le rapport (pas plus de deux pages avec des schémas possibles)
  • Un CV complet ou similaire, y compris la liste des publications
  • Exemples et autres moyens de démontrer votre adéquation à la tâche où vous avez dirigé ou participé activement au cours des cinq dernières années. Les exemples doivent être pertinents par rapport à la présente proposition.

 

Programme :

  • 30 mars 2020 : Date limite de soumission des propositions
  • 1er juin 2020-1 mars 2021 : Début de contrat prévu
  • Durant neuf (9) mois : Durée du contrat
  • 30 novembre 2020 : Remise du premier projet de rapport
  • Fin du contrat (1er mars 2021) : Remise du projet final

 

Soumettez votre proposition à info@gbif.org avant le 30 mars 2020. Les demandes de renseignements concernant le contrat peuvent être adressées à Andrew Rodrigues, chargé de programme pour la participation et l'engagement.

 

Plus d'information (en anglais) ici

 

Voilier de Pallas (Neptis sappho), observé à Kunming, Chine, 23 octobre 2019. Photo de benanna via les observations iNaturalist Research-grade, sous licence CC BY-NC 4.0.

Le programme BIFA apporte un soutien supplémentaire aux activités existantes au sein du réseau GBIF, en répondant aux besoins des chercheurs et des décideurs régionaux par la mobilisation et l'utilisation de données sur la biodiversité. Cet appel sollicite des propositions qui améliorent la connaissance de la biodiversité asiatique grâce à l'accès aux données de collections biologiques et de programmes de surveillance dans la région.

Les membres situés dans l'un des pays / économies éligibles en Asie sont éligibles et nous vous invitons à participer à cet appel.

 

Pour les membres qui ne sont pas en Asie, vous pouvez également être inclus en tant que partenaire dans un rôle de mentor ou de conseil, à condition que le projet concerne des données et des activités dans la région asiatique.

Les candidatures doivent être soumises via le nouveau portail de subventions GBIF. Il est vivement recommandé aux candidats de créer un compte sur le portail des subventions GBIF dès que possible, car le processus de vérification du compte peut prendre jusqu'à 2 jours ouvrables. Toutes les demandes de renseignements envoyées à BIFA@gbif.org recevront une réponse dans un délai de 3 jours ouvrables.

 

Pour toutes questions à propos de l'appel, veuillez contacter BIFA@gbif.org.

 

Plus d'information (en anglais) ici

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