Samedi 08 Août 2020

Février 2018

L’Agence française pour la biodiversité (AFB) se mobilise, avec l’appui de ses partenaires, et dans le respect des compétences des collectivités d’outre-mer, pour soutenir et renforcer les acteurs et réseaux ultramarins engagés en faveur de la biodiversité terrestre, aquatique et marine.
 
Jusqu’au 27 avril 2018, associations, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs économiques sont invités à candidater ! Les micro-projets pourront également être soutenus, notamment pour les gestionnaires d’espaces naturels. 
 

Soutenir les acteurs déjà impliqués et faire émerger de nouvelles initiatives

Un nombre important d’aires protégées, terrestres et marines, contribuent déjà à mieux connaître et gérer les espaces les plus sensibles des territoires ultra-marins. Pour autant, les nombreux acteurs impliqués dans la préservation de la biodiversité ne bénéficient pas toujours d’un appui technique ou financier à la hauteur des enjeux. Face à ce constat, l’AFB souhaite faire émerger et soutenir de nombreuses initiatives locales, répondant aux priorités d’action de chaque territoire, et renforcer les acteurs, réseaux d’acteurs et organisations, porteurs de projets.
 

Cinq objectifs pour préserver et reconquérir la biodiversité

L’appel à projets s’articule autour des cinq objectifs suivants :
 
  • Maintenir ou restaurer le bon état des milieux naturels et des fonctionnalités écologiques
  • Conserver les espèces, de faune et de flore sauvages prioritaires pour l’action publique, et leurs habitats
  • Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité à toutes ses échelles
  • Contribuer à la connaissance partagée et à l’éducation de la nature
  • Renforcer les capacités des gestionnaires d’espaces naturels
 

Des relais locaux dans chaque territoire ultramarin

Pour ancrer l’appel à projets au plus près des spécificités et des acteurs de chaque territoire, l’animation locale du programme est confiée par l’AFB à des « relais locaux », constitués soit des antennes de l’AFB dans le Pacifique, soit de structures partenaires : parcs nationaux de Guyane, Guadeloupe et de La Réunion, ou services de l’Etat (DTAM de Saint-Pierre et Miquelon, DEAL de Martinique et de Mayotte). Les DEAL de Guyane et de Guadeloupe viennent en appui au programme. Par ailleurs, des comités locaux consultatifs sont mobilisés pour procéder à la phase de pré-sélection technique des projets.
 
Pour en savoir plus sur le rôle des relais locaux, consultez le règlement ici.
 

Comment répondre à cet appel à projets ?

Les porteurs de projets disposent de deux mois pour la première session, soit jusqu’au 27 avril 2018, pour déposer leur dossier de candidature, en vue de formaliser un partenariat avec l’AFB, si leur projet est lauréat. Une seconde session de dépôt des dossiers de candidature est programmée durant l’été, du 15 juin au 1er septembre.
 
Le soutien de l’AFB peut atteindre 300 000 € / projet, pour les opérations les plus importantes.
Les micro-projets, c’est à dire bénéficiant d’une aide de 1 000 à 5 000 €, pourront également être soutenus, notamment pour le renforcement de capacité des gestionnaires d’espaces naturels, dans la continuité du programme Te Me Um.
 
 

L’appel à projets, en bref :

  • Territoires concernés : ensemble des outre-mer français
  • Montant global : 4 millions d’euros, en deux sessions de dépôt des candidatures
  • Champ : reconquête de la biodiversité terrestre, aquatique et marine (hors programmes de recherche)
  • Bénéficiaires : acteurs associatifs, socio-économiques et institutionnels, hors personne physique et services de l’État.
  • Montant de l’aide par projet : de 1 000 € à 300 000 €
  • Taux d’aide : jusqu’à 80 % des dépenses éligibles dans le cas général (jusqu’à 100 % pour les associations)
  • Date limite de dépôt des candidatures : 27 avril (session 1) puis 1er septembre 2018 (session 2)
 

Téléchargez les documents de l'appel à projet :

            > Règlement administratif [.PDF]
            > Dossier de candidature [.PDF]
            > Formulaire Cerfa [PDF]

Les listes officielles  d'espèces introduites et envahissantes connues de  20 pays sont maintenant librement accessibles via le GBIF.org. Cela constitue la première phase de ce qui sera une ressource d'information complète pour soutenir des actions contre l'une des menaces les plus importantes pour la biodiversité.

La publication de 23 listes modèles du Global Register of Introduced and Invasive Species (GRIIS), comprenant 20 listes nationales et trois listes infranationales d'îles, est le fruit d'une collaboration de longue date entre le GBIF et le IUCN Invasive Species Specialist Group (ISSG).

Les listes vérifiées pour 198 pays, y compris les territoires d'outre-mer de l'Union européenne, devraient être disponibles d'ici fin-2018.

La méthodologie derrière la compilation et la conservation des listes, utilisant une équipe de «rédacteurs nationaux», est détaillée dans un article publié dans la revue "Scientific Data", co-écrit par le personnel de l'ISSG, de l'Université de Monash et du Secrétariat du GBIF.

Chaque liste est formatée selon les standards Darwin Core (DwC), avec des espèces associés au référentiel taxonomique GBIF pour permettre son intégration avec d'autres données pertinentes partagées via le GBIF.org. Cela permettra au GBIF de reconnaître et d'étiqueter les enregistrements d'occurrence d'espèces considérées comme non indigènes dans les pays d'occurrence. Cela permettra potentiellement, à l'avenir, de mettre en avant de nouvelles preuves pour appuyer des changements aux listes d'espèces nationales.

L'élaboration des listes de référence GRIIS fait partie d'une collaboration plus large organisée par la Convention on Biological Diversity (CDB). Cela au travers du Global Invasive Alien Species Information Partnership (GIASIP). Les futurs plans comprennent un lien vers les listes de référence nationales à partir des informations nationales incluses dans le Mécanisme de centre d'échange de la CDB (CHM).

L'auteur principal de la publication, Shyama Pagad de l'ISSG, a noté: "Un des points importants de cette initiative est la participation de réseaux d'éditeurs nationaux qui sont les gardiens des listes de référence de leur pays."

Piero Genovesi, président de l'ISSG et co-auteur du document, a commenté: "GRIIS fournit des informations crédibles, faisant autorité et révisées par des pairs sur les espèces envahissantes, ce qui est essentiel pour éclairer la prise de décision efficace."

Un autre co-auteur, Melodie McGeoch, de l'École des sciences biologiques de l'Université Monash en Australie, a ajouté: "Le commerce et le transport transfrontaliers sont le principal moteur de l'introduction de nouvelles espèces, et connaître la localisation des espèces est essentielles pour évaluer le risque pour la biodiversité et les écosystèmes. Le nouveau registre est un grand pas en avant dans la transmission de l'information nécessaire pour traiter efficacement du problème des invasions biologiques."

La publication des listes GRIIS sur GBIF.org répond à l'une des recommandations formulées par un groupe de travail d'experts du GBIF. Celui-ci a examiné l'adéquation à l'usage des données issues du GBIF dans les recherches sur les espèces envahissantes (groupe présidé par le Dr. McGeoch). Il propose des options afin que le GBIF.org propose des informations plus enrichies à l'avenir sur les espèces envahissantes. Cela se traduit par l'établissement de liens entre des listes de référence et des informations sur les occurrences, cela grâce à des programmes de suivi en cours, des résumés au niveau des espèces et les pages pays (sur le site du gbif.org).

Dmitry Schigel, directeur scientifique du Secrétariat du GBIF, également co-auteur de la publication dans "Scientific Data", a ajouté: "Nous savons que de nombreux chercheurs se tournent vers le GBIF pour accéder aux données sur les espèces exotiques envahissantes et le risque qu'elles représentent pour la biodiversité. Ce développement passionnant ouvre de nouvelles possibilités pour combiner des connaissances d'experts avec la richesse des preuves rassemblées à partir des collections, des observations et des données de surveillance librement partagées par les partenaires du GBIF à travers le monde."

Documents :

Site internet - Groupe spécialiste pour les espèces envahissante dans l'UICN (ISSG) : http://www.issg.org/

Editeurs de données dans le GBIF - Groupe ISSG de spécialistes des espèces invasives : https://www.gbif.org/publisher/cdef28b1-db4e-4c58-aa71-3c5238c2d0b5

Données scientifiques - Introduction au registre mondial des espèces introduites et envahissantes : http://nature.com/articles/doi:10.1038/sdata.2017.202
 

 

La fourmi Trichomyrmex destructor est l'une des 135 espèces répertoriées sur la liste de référence GRIIS des espèces introduites et envahissantes pour l'île yéménite de Socotra. Photo par Zach Lieberman de AntWeb.org, sous licence via CC BY-SA 4.0.

Ce séminaire est organisé dans le cadre des actions du réseau technologique SIST des informaticien·ne·s gestionnaires de données des observatoires (OSU et unités de recherche ayant des missions d'observation), soutenu par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du CNRS, les 28 et 29 juin 2018.

 

Il fait suite aux 2 premières éditions à l'OSU Pythéas de Marseille en 2015 et à l'OSU OREME de Montpellier en 2016.

 

Ce séminaire propose des retours d'expérience autour des différentes problématiques rencontrées par les gestionnaires de données d'observatoire : acquisition et organisation de la donnée, gestion de séries temporelles et de données spatialisées, diffusion et visualisation des données, standards d'interopérabilité, etc.

 

Appel à contribution

Suite aux réponses obtenues dans un sondage réalisé fin 2016 dans le réseau SIST, les retours d'expérience du séminaire SIST 2018 porteront sur les thématiques suivantes  :

 

1. Qualité des données, avec un focus sur :

  • l'utilisation de référentiels (vocabulaires contrôlés, ontologies, etc ..) permettant l'interopérabilité, l'enrichissement et le croisement des données ;
  • les outils pour qualifier la donnée, s'assurer de sa validité, etc ;
  • les outils d'aide à la saisie ;

 

2. Plan de gestion de données : conception, mise en oeuvre ;

 

3. Mécanismes de "protection" de la donnée : contrôles d'accès, gestion des privilèges, authentification centralisée, etc ;

 

4. DOI : mise en oeuvre, problèmes rencontrés et solutions ;

 

5. Chaînes d’acquisition, de traitement et de diffusion de données, avec un focus sur :

  • le standard de traitement de données WPS ;
  • le standard de diffusion de données SOS ;
  • le traitement de données avec des outils d'intégration comme  ETL Talend ;

 

6. Plateformes de gestion de données d'observation.

 

Des intervenant·e·s sont recherché·e·s pour présenter leurs travaux, réalisations et retours d'expériences sur ces thématiques. Deux types de présentations sont possibles :

  • présentations longues : 20' + 10' de questions
  • présentations flash + poster : 5'

 

Pour vous inscrire, allez sur le site http://sist18.sciencesconf.org/ avant le 15 juin 2018

 

Pour déposer une proposition de contribution, ajoutez un titre et un fichier de résumé de 50 lignes maximum dans l'outil de dépôt avant le 15 mars 2018.

 

Papillon prise par Marie-Elise Lecoq © Tout droit réservé.

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