Vendredi 18 Septembre 2020

Septembre 2014

Le Ministère des affaires étrangères et du développement international, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et l’Agence Française de Développement, en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement et le Muséum national d’Histoire naturelle, s’unissent pour financer et mettre en œuvre le programme Sud Expert Plantes/Développement Durable (SEP2D). Ce programme contribuera à améliorer, dans les pays du Sud, les politiques publiques et les pratiques du secteur privé pour la protection des plantes, qui sont à l’origine de toute vie sur terre.

Un engagement historique de la France pour préserver le patrimoine naturel mondial

Ce programme s’inscrit dans la continuité historique de partenariats scientifiques et universitaires historiques entre la France et les pays du Sud dans les domaines des sciences de la Nature. Il renforcera l’expertise scientifique et formera des professionnels des filières de l’ingénierie écologique et des produits naturels.

Par le renforcement de la collaboration entre secteur privé, institutions publiques et scientifiques, ce programme a pour finalité de contribuer à l’amélioration des politiques publiques et des pratiques des entreprises  pour la conservation, la lutte contre les dégradations, la restauration ou encore la  valorisation du patrimoine végétal du Sud. Ce programme représente une contribution importante à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale des plantes et la réalisation des objectifs d’Aichi pour 2020.

Pour le Muséum national d’Histoire naturelle, qui possède le plus grand herbier du monde, et poursuit ses grandes expéditions, c’est aussi une occasion de partager des connaissances avec des scientifiques du Sud.

La contribution de la France pour un partage juste des bénéfices de l’utilisation des ressources végétales

Par ce programme, la France concrétise son engagement au Protocole de Nagoya sur l'Accès aux ressources génétiques et le Partage juste et équitable des Avantages découlant de leur utilisation (APA). Ce protocole met l’accent sur des règles d’accès plus transparentes aux ressources génétiques et aux savoirs faire traditionnels associés à leur usage. Il établit un cadre pour le partage équitable des bénéfices issus de leur valorisation commerciale entre usagers et pays ou communautés fournisseurs. L’objectif est le développement de filières de produits naturels qui contribuent tant à la préservation du patrimoine naturel et culturel qu’au développement local.

Un partenariat public-privé en faveur de la science et du développement

Cette initiative sera mise en œuvre par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), en partenariat avec de nombreuses organisations publiques et privées, nationales ou internationales, comme Cosmetic Valley, Ecofor, le système mondial d’information sur la biodiversité (GBIF), le consortium Agreenium, les Jardins botaniques de France et des Pays Francophones (Jbf/Bgci) et le Centre International en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

Pour plus d’information, lire la fiche descriptive du projet sur : www.ffem.fr

 

Le Conseil d'Administration du GBIF, réuni à New Delhi la semaine dernière à l'occasion du 21° Governing Board, a décidé de mettre en pratique de nouvelles recommandations concernant la validation et les licences des données publiées via le réseau GBIF.

Ces décisions ont été élaborées grâce aux réponses reçues lors des consultations sur ces sujets (licences - validation) lancées au printemps 2014.

En ce qui concerne les licences de données, il est désormais vivement recommandé que les jeux de données d'occurrences d'espèces soient associés à des licences digitales équivalentes aux licences ci-dessous, proposées par Creative Commons :

- CCO, qui permet la réutilisation des données sans restriction,

- CC-BY, qui permet la réutilisation des données avec citation de la source,

- CC-BY-NC, qui permet la réutilisation des données pour un usage non commercial, avec citation de la source.

L'attribution et la citation des données sera de plus facilitée par l'adoption de DOI (Digital Objects Identifiers) pour tous les jeux de données.

En ce qui concerne la validation des institutions et jeux de données, le GBIF maintient le processus actuel, auquel deux améliorations ont été ajoutées :

- Le Secrétariat du GBIF, en collaboration avec la communauté GBIF, va proposer des critères pour aider les points nodaux à évaluer les fournisseurs de données potentiels durant le processus de validation,

- Dans les cas où un éventuel fournisseur de données est d'un pays qui ne participe pas encore au réseau GBIF, le Nodes Steering Group va élaborer des procédures pour sa validation avec des critères similaires.

Plus d'informations (en anglais) sur cette page.

Collaboration du GBIF avec DataONE

Le Secrétariat du GBIF et l'organisation DataONE (Data Observation Network for Earth) ont signé un accord de coopération qui inclut notamment la mise en place d'un futur entrepôt de données pour archiver les jeux de données publiés sur le portail GBIF, grâce aux services proposés par DataONE.

Cette collaboration permettra de gérer des situations telles que des problèmes techniques de stockage ou la disparition de projets ou d'institutions ayant partagé des données via le GBIF. Dans le futur, l'outil IPT (Integrated Publishing Toolkit) du GBIF pourrait être modifié pour inclure la copie des jeux de données sur DataONE dans le processus de publication, et pour permettre aux institutions de partager des contenus plus variés que ce qui est actuellement possible.

Plus d'informations (en anglais) sur cette page.

Le réseau GBIF a récemment accueilli un nouveau Participant, l'organisation Biodiversity Heritage Library (BHL).

La BHL est un consortium de bibliothèques consacrées à la botanique et à l'Histoire Naturelle, qui coopèrent afin de numériser la littérature sur la biodiversité que contiennent leurs collections, et qui rendent cette littérature disponible de façon libre pour un usage raisonné. BHL a déjà numérisé des millions de pages de littérature taxonomique, ce qui représente des dizaines de milliers de titres et plus de 100 000 volumes. Ces textes comprennent des informations sur plus de 150 millions de noms d'espèces, qui sont déjà accessibles via les pages taxons sur le portail GBIF.

Plus de détails (en anglais) sur cette page.

Le Science Symposium, qui a lieu aujourd'hui à New Delhi (Inde) dans le cadre du conseil d'administration du GBIF, est retransmis en direct sur cette page. Le programme figure en-dessous de la vidéo ; si celle-ci ne fonctionne pas, vous pouvez ouvrir cette page pour voir le streaming (page sur laquelle les interventions diffusées lors du Symposium sont désormais archivées).

Les intervenants présentent leurs travaux de recherche basés sur des données obtenues via le réseau GBIF, et proposent ainsi un état des lieux des récents développements dans le domaine de la bio-informatique.

Début septembre 2014, la France vient de dépasser la barre des 17 millions de données connectées sur le portail GBIF international. Ces données concernent non seulement les départements et territoires français mais aussi 248 pays à travers le monde, et sont issues de 130 jeux de données publiés par 45 institutions et associations françaises !

Par ailleurs, le nombre total de données primaires sur la biodiversité accessibles via le portail GBIF international vient de franchir le cap des 500 millions, vous pouvez en savoir plus sur cette page (en anglais).

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